Mardi 26 février
A l’heure à laquelle j’écris, 22h, la fatigue me gagne. Je viens d’arriver au hostel de El Chalten. La nuit vient de tomber. Le lit qui m’était réservé n’est pas libre. En attendant que la situation se débloque, j’ouvre mon journal pour écrire en quelques lignes ma journée.
Ce matin à 7h, j’enfile ma bombacha et vais déjeuner. Les réveils deviennent de plus en plus rudes !
8h, le bus vient me chercher pour partir vers le parc des glaciers et voir le Perito Moreno. Je sommeille en chemin, en ouvrant un œil de temps en temps pour apercevoir des kilomètres de paysage désertique. Quelques oiseaux prédateurs mangent des animaux morts sur la chaussée. Le guide raconte la Patagonie, sa végétation, superficie et autres chiffres toujours plus étonnants les uns que les autres (par exemple l’Estancia Benetton possède plus d’1 000 000 d’hectares !!!) En rentrant dans le parc après avoir payé l’entrée, la végétation change) Nous rentrons dans les bois.
Premier arrêt du bus pour voir le Perito Moreno de loin.
Nous repartons pour nous diriger vers l’accès aux passerelles. Nous longeons l’hôtel « Los Notros ». Hôtel hors de
prix qui a la caractéristique d’être au cœur d’un parc national dont les chambres ont vue sur une des merveilles naturelles de ce monde ! Pour l’anecdote, L’hôtel porte le nom des fleurs
rouge que l’on voit un peut partout dans le coin. C’est quand même fou tout ça ! Suivons la route jusqu'aux passerelles.
Aujourd’hui il fait gris. Quelques minutes plus tard, il pleut. Je me protège sous les branches d’arbre pour profiter de la vue. De nombreux petits blocs de glace tombent. Le bruit est surprenant. Il me semble entendre des coups de tonnerre. Ce n’est que le bruit du glacier qui avance et la rupture de la glace. Comme le lago argentino (lac argentin), l’eau est d’un bleu laiteux. Couleur que le glacier donne à l’eau en fondant.
La particularité de ce glacier est que sa descente est interrompue. Il bute sur la montagne à l’endroit où la vallée se divise.
Le glacier continue son avancée et petit à petit se forme une arche à l’endroit où l’eau s'écoule. L’arche formée, tout le pays a les yeux rivés sur elle en attendant la rupture de la glace. Ce phénomène naturel impressionnant est attendu avec impatience par les argentins.
Je remonte manger un super bon brownie et chocolat chaud au restau du site.
Dernier au revoir aux glaciers avant de remonter dans le bus. Ce soir, j’arrive à El Chalten.

