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Dimanche 20 avril 2008

 Mercredi 27 février

Aujourd’hui, comme mon humeur, le temps est maussade. Je me réveille en ayant l’impression que le toit va s’envoler. Patagonie = Vent ! Le ciel est nuageux. Une journée préparation du lendemain et farniente s’annonce ! Petit tour dans le village (en travaux !!) le matin pour réserver ma randonnée avec des guides. De 12h à 18h : sieste - à faire les choses, autant les faire bien :-) je suis une marmotte et je l’assume ! C’est génétique du côté Sentenac !!:-P -. Réveil la faim au ventre et préparation du sac pour le lendemain. Au lit de bonne heure car demain 6h, je suis sur pied. Pour ceux qui ont un doute : oui oui, j’ai pu dormir !

 
Jeudi 28 février

6 heures du mat’, bon réveil pour partir en randonnée. J’arrive au point de rencontre. Le guide s’avance vers moi. « Tu viens faire la randonnée au Cerro Tore ? » Nous n’avons pas le temps de finir les présentations qu’il part déjà d’un pas soutenu chercher d’autres randonneurs qui vont se joindre au groupe. Nous sommes 3 endormis qui tentons de le suivre.

 
Vue le départ, l’état de décomposition avancée dans lequel je suis en écrivant ces lignes est compréhensible. Mes quadriceps sont en feu. Quel que soit l’endroit où j’appuie, j’ai mal. Ma cheville gauche est logiquement enflée après l’avoir tordu au moins 20 fois. Le bout de mes orteils est tout endolori à force de trébucher sur des pierres – ça m’apprendra à traîner les pieds – Mon dos est en compote à cause du sac à dos qui fut toutefois allégé en route grâce à la perte d’un bonnet et d’un tupperware. – Bravo Lucie, on fait guerre mieux en matière de pollution en 1 journée ! A part si quelqu’un les récupère… -  On pourrait résumer mon état par l’expression : Estoy hecha mierda !!!  Voici donc pour les premiers bobos. Demain, je crains le pire. Je marche déjà en canard et peine à monter les escaliers. Ça m’apprendra à arrêter le sport. Depuis que je suis rentrée de France, j’en fou pas une !

 
Pendant cette rando de 12h, j’ai marché, traversé une ruisseau avec tyrolienne, marché, traversé une cascade

 


Mis des crampons pour marcher sur le glacier, 

























Escaladé une paroi de glace. Le style très approximatif sur la photo : c'est moi :-D !



Marché, retiré  et lavé les crampons, 


Marché, retraversé le ruisseau avec tyrolienne, 


Marché jusqu'au campement 


et remarché avec l’espoir d’arriver entière au village. 


J’en ai pris plein les yeux et plein les jambes… Souvenirs inoubliables, je me suis régalée !!!

J’ai profité de plaisirs simples en arrivant au hostel : une douche chaude, une soupe, beaucoup d’eau et un lit chaud.

Demain retour vers El Calafate pour prendre l’avion vers Buenos Aires.

 

Fin du voyage ! Prochaine destination en vue... La péninsule  Valdès :-D

 

Dimanche 20 avril 2008

Mardi 26 février

A l’heure à laquelle j’écris, 22h, la fatigue me gagne. Je viens d’arriver au hostel de El Chalten. La nuit vient de tomber. Le lit qui m’était réservé n’est pas libre. En attendant que la situation se débloque, j’ouvre mon journal pour écrire en quelques lignes ma journée.

Ce matin à 7h, j’enfile ma bombacha et vais déjeuner. Les réveils deviennent de plus en plus rudes !

8h, le bus vient me chercher pour partir vers le parc des glaciers et voir le Perito Moreno. Je sommeille en chemin, en ouvrant un œil de temps en temps pour apercevoir des kilomètres de paysage désertique. Quelques oiseaux prédateurs mangent des animaux morts sur la chaussée. Le guide raconte la Patagonie, sa végétation, superficie et autres chiffres toujours plus étonnants les uns que les autres (par exemple l’Estancia Benetton possède plus d’1 000 000 d’hectares !!!) En rentrant dans le parc après avoir payé l’entrée, la végétation change) Nous rentrons dans les bois.

Premier arrêt du bus pour voir le Perito Moreno de loin.

Nous repartons pour nous diriger vers l’accès aux passerelles. Nous longeons l’hôtel « Los Notros ». Hôtel hors de prix qui a la caractéristique d’être au cœur d’un parc national dont les chambres ont vue sur une des merveilles naturelles de ce monde ! Pour l’anecdote, L’hôtel porte le nom des fleurs rouge que l’on voit un peut partout dans le coin. C’est quand même fou tout ça ! Suivons la route jusqu'aux passerelles.


Aujourd’hui il fait gris. Quelques minutes plus tard, il pleut. Je me protège sous les branches d’arbre pour profiter de la vue. De nombreux petits blocs de glace tombent. Le bruit est surprenant. Il me semble entendre des coups de tonnerre. Ce n’est que le bruit du glacier qui avance et la rupture de la glace. Comme le lago argentino (lac argentin), l’eau est d’un bleu laiteux. Couleur que le glacier donne à l’eau en fondant.

La particularité de ce glacier est que sa descente est interrompue. Il bute sur la montagne à l’endroit où la vallée se divise.

Le glacier continue son avancée et petit à petit se forme une arche à l’endroit où l’eau s'écoule. L’arche formée, tout le pays a les yeux rivés sur elle en attendant la rupture de la glace. Ce phénomène naturel impressionnant est attendu avec impatience par les argentins.

 

   

Je remonte manger un super bon brownie et chocolat chaud au restau du site.

Dernier au revoir aux glaciers avant de remonter dans le bus. Ce soir, j’arrive à El Chalten.

Dimanche 20 avril 2008

Lundi 25 février


Départ matinal du Hostel. Un bus à 2 étages déjà rempli de touristes vient me chercher. 8h, le jour se lève à peine. Nous nous dirigeons vers Punta Bandera où plusieurs Catamarans nous attendent. 5 bateaux navigueront en même temps sur les bras du lago argentino. Comme depuis mon arrivée, le temps est superbe, grand bleu parsemé de quelques nuages. Dans le bateau, comme pour prendre l’avion, tout le monde s’assied pour écouter les consignes de sécurité et en route pour le voyage au milieu des glaciers. Après quelques kilomètres, nous arrivons sur le brazo norte où nous apercevons les premiers icebergs. Le soleil enfin levé fait apparaître différente tonalité de verts sur les flans de la montagne entourant le lac. Nous évoluons dans le parc national de los glaciares. Ce vaste parc est intégré en 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco. Nous entrons dans une zone totalement vierge de trace laissée par l’homme. Notre périple commence en remontant le brazo Spegazzi où nous voyons apparaître le premier géant de glace : le glacier Spegazzini. C’est énorme !! Super impressionnant ! Comme quand pour les pingouins, tous les passagers mitraillent de photos, se prennent avec le glacier en fond et après quelques minutes, place à l’observation.


Le glacier Spegazzini a la paroi la plus haute des glaciers que nous allons voir : entre 80 et 135m de haut.


Le bateau repars en direction del’Upsala, le glacier le plus grand du parc. Avec ses 60 km de long et 5 à 7 de large, il a une superficie totale de 595 km².

Les couleurs sont superbes : différentes tonalités de bleus, gris, blanc, beige composent ce bloc de glace. Les glaciers sont le produit de l’accumulation de la neige aux sommets de montagnes, qui se comprime, élimine l’air, se congèle, se transforme en masse solide, glace bleutée qui descend doucement dans la vallée.


Le bateau se dirige ensuite vers le dernier : le glacier Onelli. Il a lui aussi sa particularité. Il est accessible par la baie Onelli où le catamaran accoste. Suite à quelques minutes de marche dans un sous bois sauvage, nous passons un restaurant et arrivons sur la rive où nous pouvons manger face au glacier.


Assise sur un rocher, je profite de la vue en mangeant mon sandwich. Je resterais des heures à observer ce spectacle. Les guides ont donné des sacs en plastique pour ramener nos déchets et garder le lieu vierge. Autres consignes : ne pas ramener de souvenir (caillou, branche… tout doit rester sur place), et enfin profiter de la vue.

 

Instant magique qui a une fin, retour au bateau pour rentrer au port.

 

Dernier arrêt à côté d’énormes icebergs. Plusieurs personnes jouent à deviner à quoi ressemblent ces gros blocs : otarie, avion, blues brothers, etc.) 

 


 

Et arrive la fin du voyage. Des milliers d’images en mémoire et quelques photos en souvenir.

18h15, retour au hostel pour une douche rapide. J’ai RDV avec ma voisine d’excursion (qui m’a prise en photo), une vénézuelienne venue travailler à Buenos Aires. Nous choisissons de manger des costillas de cordero… Ce sont de délicieuses côtelettes d’agneau cuite au feu de bois à la croix (asado a la cruz) à manger avec les doigts sans modération.

En rentrant, je fais mon sac pour partir demain à El Chalten, dernière partie du voyage.

 

De un dia a otro

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