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Dimanche 20 avril 2008

Mardi 26 février

A l’heure à laquelle j’écris, 22h, la fatigue me gagne. Je viens d’arriver au hostel de El Chalten. La nuit vient de tomber. Le lit qui m’était réservé n’est pas libre. En attendant que la situation se débloque, j’ouvre mon journal pour écrire en quelques lignes ma journée.

Ce matin à 7h, j’enfile ma bombacha et vais déjeuner. Les réveils deviennent de plus en plus rudes !

8h, le bus vient me chercher pour partir vers le parc des glaciers et voir le Perito Moreno. Je sommeille en chemin, en ouvrant un œil de temps en temps pour apercevoir des kilomètres de paysage désertique. Quelques oiseaux prédateurs mangent des animaux morts sur la chaussée. Le guide raconte la Patagonie, sa végétation, superficie et autres chiffres toujours plus étonnants les uns que les autres (par exemple l’Estancia Benetton possède plus d’1 000 000 d’hectares !!!) En rentrant dans le parc après avoir payé l’entrée, la végétation change) Nous rentrons dans les bois.

Premier arrêt du bus pour voir le Perito Moreno de loin.

Nous repartons pour nous diriger vers l’accès aux passerelles. Nous longeons l’hôtel « Los Notros ». Hôtel hors de prix qui a la caractéristique d’être au cœur d’un parc national dont les chambres ont vue sur une des merveilles naturelles de ce monde ! Pour l’anecdote, L’hôtel porte le nom des fleurs rouge que l’on voit un peut partout dans le coin. C’est quand même fou tout ça ! Suivons la route jusqu'aux passerelles.


Aujourd’hui il fait gris. Quelques minutes plus tard, il pleut. Je me protège sous les branches d’arbre pour profiter de la vue. De nombreux petits blocs de glace tombent. Le bruit est surprenant. Il me semble entendre des coups de tonnerre. Ce n’est que le bruit du glacier qui avance et la rupture de la glace. Comme le lago argentino (lac argentin), l’eau est d’un bleu laiteux. Couleur que le glacier donne à l’eau en fondant.

La particularité de ce glacier est que sa descente est interrompue. Il bute sur la montagne à l’endroit où la vallée se divise.

Le glacier continue son avancée et petit à petit se forme une arche à l’endroit où l’eau s'écoule. L’arche formée, tout le pays a les yeux rivés sur elle en attendant la rupture de la glace. Ce phénomène naturel impressionnant est attendu avec impatience par les argentins.

 

   

Je remonte manger un super bon brownie et chocolat chaud au restau du site.

Dernier au revoir aux glaciers avant de remonter dans le bus. Ce soir, j’arrive à El Chalten.

Dimanche 20 avril 2008

Lundi 25 février


Départ matinal du Hostel. Un bus à 2 étages déjà rempli de touristes vient me chercher. 8h, le jour se lève à peine. Nous nous dirigeons vers Punta Bandera où plusieurs Catamarans nous attendent. 5 bateaux navigueront en même temps sur les bras du lago argentino. Comme depuis mon arrivée, le temps est superbe, grand bleu parsemé de quelques nuages. Dans le bateau, comme pour prendre l’avion, tout le monde s’assied pour écouter les consignes de sécurité et en route pour le voyage au milieu des glaciers. Après quelques kilomètres, nous arrivons sur le brazo norte où nous apercevons les premiers icebergs. Le soleil enfin levé fait apparaître différente tonalité de verts sur les flans de la montagne entourant le lac. Nous évoluons dans le parc national de los glaciares. Ce vaste parc est intégré en 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco. Nous entrons dans une zone totalement vierge de trace laissée par l’homme. Notre périple commence en remontant le brazo Spegazzi où nous voyons apparaître le premier géant de glace : le glacier Spegazzini. C’est énorme !! Super impressionnant ! Comme quand pour les pingouins, tous les passagers mitraillent de photos, se prennent avec le glacier en fond et après quelques minutes, place à l’observation.


Le glacier Spegazzini a la paroi la plus haute des glaciers que nous allons voir : entre 80 et 135m de haut.


Le bateau repars en direction del’Upsala, le glacier le plus grand du parc. Avec ses 60 km de long et 5 à 7 de large, il a une superficie totale de 595 km².

Les couleurs sont superbes : différentes tonalités de bleus, gris, blanc, beige composent ce bloc de glace. Les glaciers sont le produit de l’accumulation de la neige aux sommets de montagnes, qui se comprime, élimine l’air, se congèle, se transforme en masse solide, glace bleutée qui descend doucement dans la vallée.


Le bateau se dirige ensuite vers le dernier : le glacier Onelli. Il a lui aussi sa particularité. Il est accessible par la baie Onelli où le catamaran accoste. Suite à quelques minutes de marche dans un sous bois sauvage, nous passons un restaurant et arrivons sur la rive où nous pouvons manger face au glacier.


Assise sur un rocher, je profite de la vue en mangeant mon sandwich. Je resterais des heures à observer ce spectacle. Les guides ont donné des sacs en plastique pour ramener nos déchets et garder le lieu vierge. Autres consignes : ne pas ramener de souvenir (caillou, branche… tout doit rester sur place), et enfin profiter de la vue.

 

Instant magique qui a une fin, retour au bateau pour rentrer au port.

 

Dernier arrêt à côté d’énormes icebergs. Plusieurs personnes jouent à deviner à quoi ressemblent ces gros blocs : otarie, avion, blues brothers, etc.) 

 


 

Et arrive la fin du voyage. Des milliers d’images en mémoire et quelques photos en souvenir.

18h15, retour au hostel pour une douche rapide. J’ai RDV avec ma voisine d’excursion (qui m’a prise en photo), une vénézuelienne venue travailler à Buenos Aires. Nous choisissons de manger des costillas de cordero… Ce sont de délicieuses côtelettes d’agneau cuite au feu de bois à la croix (asado a la cruz) à manger avec les doigts sans modération.

En rentrant, je fais mon sac pour partir demain à El Chalten, dernière partie du voyage.

Samedi 19 avril 2008

Dimanche 24 février

Début de journée tranquille à El Calafate. Je me lève tard pour profiter d’une des dernières grass’mat’ des vacances. Les jours qui suivent sont bien occupés. Je prends mon petit déj’ et me renseigne pour faire une excursion au Perito Moreno, tout est déjà plein. Plan B : promenade à cheval en fin d’après midi, demain todos glaciares en bateau et après demain le Perito Moreno. Je réserve également le bus pour El Chalten. Somme rondelette à payer avec des tarifs calqués sur l’euro… tant pis…  à être sur place j’en profite, au diable l’avarice.

Je descends en ville pour faire quelques achats alimentaires et shopping souvenir de vacances. Il n’y a plus de doute, les tarifs sont adaptés aux touristes européens. Je craque pour du chocolat ! Au supermarché je paie 4 pommes à 5 pesos. Pas de poche en plastic pour emballer les courses. Il faut utiliser des cartons. Enfin un lieu où on semble prendre soin de l’environnement !

Vers 17h, je pars en remis pour « Patagonia Cabagalta ». Les participants arrivent peu à peu, des argentins, brésiliens, nouvelle zélandaises, et moi ! J’ai mis la bombacha… choix judicieux car pantalon super confortable. C’est la tenue des gauchos. Ma monture est une jument. La selle est une structure métallique recouverte d’une peau de mouton. Contrairement à la selle française qui fut toujours pour moi un véritable tape- cul qui vous broie les fesses en moins de 2 heures, la peau de mouton est super confortable et moelleuse à souhait. La troupe prête, nous partons faire un petit tour « en el campo » autour de « bahia redonda » del « lago argentino ». Nous sommes encadrés par 3 gauchos originaires de Salta et Buenos Aires venus gagner leur vie au grand air ! Nous nous baladons au milieu de paysages de rêves (du moins en été).


Nous rentrons au centre équestre pour discuter et partager quelques matés en attendant le remis. Le guide nous raconte mille histoires de dressage, de gauchos au milieu de la nada… parmi elles, une anecdote m’a fait beaucoup rire : un européen arrive tambour battant pour faire une ballade, le guide lui demande s’il sait monter à cheval, le touriste répond que si :

« - Je suis niveau 5 et toi ?

          C’est quoi catégorie 5 ?

          C’est par exemple sauter des obstacles haut comme ça. Indique t’il de la main.

          Ahhhhh. Moi par exemple, tu vois le cheval là bas non dressé accroché au poteau, je lui monte dessus pour le dresser et pouvoir ensuite le monter. Lui répond t’il.

          Ah oui bon. Moi je fais pas ça ! Et ainsi termine la conversation.

Et ainsi termine ma journée vers 20h30 au milieu de la Patagonie, les chevaux, les gauchos, la guerre des Malvinas, les outils pour capturer les nandous, chevaux sauvages et guanacos, les touristes,etc.

Demain à 7h15 en route en bateau pour le « lago argentino » afin de découvrir les glaciers !



 

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