Depuis 1 mois, je retourne sur les bancs de l’école pour prendre des cours de photo. Je découvre petit à petit les fonctions de mon appareil. Je déchiffre aussi mes premiers hiéroglyphes, ces petits icônes sur l’écran qui permettent de faire un tas de réglages.
Les cours sont tous les vendredis soir. Une bonne entrée en matière pour se déconnecter le cerveau du boulot avant le week-end et rencontrer de nouvelles têtes.
Photos aux dimensions 10x15. Format que je n'avais jamais utilisé!
La Petit fille aux carpes du Jardin
Japonais
Les girafes du zoo de Buenos
Aires
Ce matin, je suis allée chercher quelques fournitures nécessaires à la décoration de mon séjour : ruban et nappe.
Enthousiasmée par la proche mise en place de mes nouveaux rideaux, j’ai acheté 40 mètres de ruban satiné pour faire les pattes du voile (2 panneaux de 3 mètres de large chacun). Comme il me reste aussi l’en-tête des doubles rideaux à coudre (également 2 x 3 mètres de large), j’ai trouvé une âme charitable qui me prêtera sa machine à coudre.
Je suis allée chercher le ruban dans le Once, quartier des marchands de tissu, merceries et magasin de fringues. J’en ai donc profité pour me trouver une nappe. Depuis l’achat de la table en bois, je ne l’ai toujours pas traité. Cela fait donc 4 mois que je mange sur un hybride de nappe. J’ai bousillé un rideau de douche en plastique en le passant au lave-linge avec de l’eau de javel. Il n’a évidemment pas supporté ce barbare traitement et s’est complètement décoloré. Il a fini découpé, transformé en nappe pour éviter d’esquinter la table. Fonctionnellement, aucun reproche, mais sur le plan esthétique, c’est du grand n’importe quoi. J’ai donc fini par m’acheter 1,50 de tissu et la même dimension de nappe en plastique transparent. C’est de suite beaucoup plus présentable.
Au passage, j’ai trouvé une robe de chambre polaire. L’hiver approche et les matins sont franchement frais dans ce nouvel appart. La sortie du lit déjà difficile est d’autant plus dure avec le froid !
Dans mon élan, je suis partie en fin d’après midi au supermarché afin de remplir les placards et le frigo. Au moment de payer l’addition, le bordel a commencé. Je suis arrivée trop tard pour l’envoi à domicile, je recevrais mes courses demain. Ensuite, j’ai passé autant de temps à la caisse qu’à remplir le caddie à cause d’un fichu sachet de tranches de jambon. Il affichait au laser un tarif différent de celui écrit sur l’étiquette. La moitié de mes courses étaient déjà enregistrée. La caissière complètement perdue, sûrement nouvelle a appelé en renfort 2 femmes qui sont venus l’assister pour finalement me dire qu’il fallait tout annuler et tout repasser. Sort le ticket de caisse. Je paie en ticket canasta… Nouvel appel au secours pour enregistrer le paiement. La caissière compte les tickets… 9 tickets de 7 pesos… les 2 femmes me regardent : 9x7 ? Ça fait 63 ! – Je veux rentrer chez moi - Aller au supermarché ou comment finir sa journée de mauvaise humeur !
Avec plaisir, j’ai retrouvé ma nouvelle jolie nappe en rentrant !! :-D
Mercredi 27 février
Aujourd’hui, comme mon humeur, le temps est maussade. Je me réveille en ayant l’impression que le toit va s’envoler. Patagonie = Vent ! Le ciel est nuageux. Une journée préparation du lendemain et farniente s’annonce ! Petit tour dans le village (en travaux !!) le matin pour réserver ma randonnée avec des guides. De 12h à 18h : sieste - à faire les choses, autant les faire bien :-) je suis une marmotte et je l’assume ! C’est génétique du côté Sentenac !!:-P -. Réveil la faim au ventre et préparation du sac pour le lendemain. Au lit de bonne heure car demain 6h, je suis sur pied. Pour ceux qui ont un doute : oui oui, j’ai pu dormir !
Jeudi 28 février
6 heures du mat’, bon réveil pour partir en randonnée. J’arrive au point de rencontre. Le guide s’avance vers moi. « Tu viens faire la randonnée au Cerro Tore ? » Nous n’avons pas le temps de finir les présentations qu’il part déjà d’un pas soutenu chercher d’autres randonneurs qui vont se joindre au groupe. Nous sommes 3 endormis qui tentons de le suivre.
Vue le départ, l’état de décomposition avancée dans lequel je suis en écrivant ces lignes est compréhensible. Mes quadriceps sont en feu. Quel que soit l’endroit où j’appuie, j’ai mal. Ma
cheville gauche est logiquement enflée après l’avoir tordu au moins 20 fois. Le bout de mes orteils est tout endolori à force de trébucher sur des pierres – ça m’apprendra à traîner les pieds
– Mon dos est en compote à cause du sac à dos qui fut toutefois allégé en route grâce à la perte d’un bonnet et d’un tupperware. – Bravo Lucie, on fait guerre mieux en matière de
pollution en 1 journée ! A part si quelqu’un les récupère… - On pourrait résumer mon état par l’expression : Estoy hecha mierda !!! Voici
donc pour les premiers bobos. Demain, je crains le pire. Je marche déjà en canard et peine à monter les escaliers. Ça m’apprendra à arrêter le sport. Depuis que je suis rentrée de France, j’en
fou pas une !
Pendant cette rando de 12h, j’ai marché, traversé une ruisseau avec tyrolienne, marché, traversé une cascade
Mis des crampons pour marcher sur le glacier,
Escaladé une paroi de glace. Le style très approximatif sur la photo : c'est moi :-D !
Marché, retiré et lavé les crampons,
Marché, retraversé le ruisseau avec tyrolienne,
Marché jusqu'au campement
et remarché avec l’espoir d’arriver entière au village.
J’en ai pris plein les yeux et plein les jambes… Souvenirs inoubliables, je me suis régalée !!!
J’ai profité de plaisirs simples en arrivant au hostel : une douche chaude, une soupe, beaucoup d’eau et un lit chaud.
Demain retour vers El Calafate pour prendre l’avion vers Buenos Aires.
Fin du voyage ! Prochaine destination en vue... La péninsule Valdès :-D

